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Passerelle Eiffel en sursis, un sauvetage difficile

La passerelle Eiffel ne sera pas totalement détruite avant l’été. Bruno de Monvallier, le patron de Réseau ferré de France (RFF), l’a promis hier matin à Alain Juppé, maire de Bordeaux, Vincent Feltesse, président de la CUB, et à deux directeurs de service représentant le Département et la Région. RFF accorde aux collectivités locales un délai de réflexion supplémentaire de deux mois.


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ALBUM-PHOTOS. Les images de la passerelle et des projets de reconversion possible !


« J’avais demandé à ce que l’on se réunisse au plus vite pour faire le point de ce dossier. RFF nous a donné jusqu’au 1er juillet pour étudier le dossier et se prononcer définitivement », explique Alain Juppé en confirmant la bonne nouvelle. Bonne car cela donne encore une petite chance de survie à la passerelle, ce qui n’était plus certain (notre édition d’hier), pas si prometteuse que ça si l’on y regarde de près car deux mois ne seront peut-être pas suffisant pour faire le tour du problème.
« Pour nous prononcer, poursuit Alain Juppé, il nous faut précisément savoir ce que cela peut nous coûter. Est-ce que c’est 7, 8 ou 10 millions d’euros ? Et pour quoi faire ? On ne peut pas décider comme ça. Aussi, avons- nous décidé de créer un groupe de travail. À charge de celui-ci de chiffrer l’opération, recenser et évaluer les projets et voir lequel il est possible de mener à terme. »
Avec Bruno de Monvallier, les élus et leurs représentants ont déjà listé les points à étudier. Deux sont à voir en urgence : la solidité de l’ouvrage une fois que ses deux extrémités seront coupées - pour permettre la mise en service du nouveau pont - et l’état de santé réel de la structure métallique.


Corrosion. Ce qui ne pourra se faire qu’avec une étude hydraulique et une expertise de toutes les parties du pont, notamment les éléments métalliques que l’on dit fortement attaqués par la corrosion. « Pour financer l’enquête hydraulique, ça ne devrait pas trop poser de problème. Elle a été évaluée 100 000 euros. À tous, nous devrions pouvoir trouver l’argent. L’ennui c’est qu’elle va durer six mois », note le maire. Autant dire que la décision de conserver la passerelle devra être prise avant que toutes les études soient terminées. Les collectivités locales sont-elles prêtes à aller aussi vite ?

Jean-Paul Vigneaud

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