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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

Le Piéton de Bordeaux
infos, bons plans, coups de gueule et coups de coeur

Le Piéton de Bordeaux a pris…

le train en gare Saint-Jean. Chargé de plusieurs sacs, il a cherché en vain un chariot pour arriver jusqu’au quai, puis jusqu’à son wagon, sans se rompre les reins. Lorsqu’il s’est renseigné à l’accueil, afin de savoir où il pourrait trouver le précieux chariot, un employé SNCF lui a répondu qu’ils avaient été volés. Et pas remplacés. En plein retour des vacances. Le Piéton s’est donc rompu le dos.

6 septembre 2008 - 1 commentaire
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Dimanche 22 juin : deux entrepôts en feu à Bordeaux-Bastide

Hier soir, peu avant 22 heures, un incendie d’origine indéterminé s’est déclaré dans un ancien entrepôt de la SNCF, puis dans un second, à Bordeaux-Bastide. Les deux bâtiments d’environ 2 000 mètres carrés étaient, a priori, désaffectés, donc vides. Ils sont séparés par une voie ferrée et situés sur la zone de fret de la SNCF, dont l’entrée se trouve à proximité de l’église Sainte-Marie. Les images de l’incendie en ligne

Plus d’infos en ligne sur www.sudouest.com

23 juin 2008 - Aucun commentaire
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Grève des trams : le mouvement se poursuit tout ce week-end

Sur la ligne B, aucun tram ne circulera ce vendredi 09 mai. Sur les lignes A et C, le trafic restera très perturbé. La circulation sur le réseau s’interrompra à 20h.

Côté circulation, les choses changent au compte-gouttes. Si la CFTC maintient le chiffre de 80 % de grévistes, Veolia Transport compte « 65 % de grévistes déclarés », et espère donc pouvoir disposer de rames supplémentaires. « Il y a moins de monde sur le campus, nous concentrons donc les rames disponibles sur la ligne A », explique Xavier Tersen, de Veolia Transport. « Nous assurons ainsi des navettes entre pont rouge à Cenon, où les voyageurs sont acheminés par la SNCF, et la porte de Bourgogne pour les ramener en centre-ville. »

Plus d’infos sur l’état du trafic sur le réseau tram sur www.infotbc.com

Grève des trams : des bus au secours des voyageurs

La grève du tramway, qui en est à son quatrième jour, ne pouvait pas plus mal tomber aujourd’hui, alors que le quartier de la gare Saint-Jean va vivre son grand chambardement lié à la mise en service du nouveau pont ferroviaire sur la Garonne. Hier matin, les traminots ont voté la poursuite du mouvement jusqu’à dimanche et commencé à préparer les documents pour la semaine prochaine.

La direction de Veolia annonce pour aujourd’hui 60 % des rames en circulation, mais sur une flotte de jour férié? En fait, il n’y aura que quatre rames sur la ligne A ce matin et six cet après-midi. Pour la B, aucun tram tout aujourd’hui. La C enfin, qui dessert la gare, se contentera de deux rames ce matin (une toutes les 35 minutes !) et trois cet après-midi (une toutes les 25 minutes).

Pour tenter de désenclaver au mieux la gare Saint-Jean, à la demande pressante de la SNCF, Veolia met des bus en renfort, notamment entre la gare, Cenon et les Quinconces. Mais de toute façon, « des retards seront à prévoir », annonce la direction.

Plus d’infos sur l’état du trafic sur le réseau de tram sur www.infotbc.com


Le piéton des lecteurs a tenté

… l’aventure écologique, ce dimanche. A la voiture, il a préféré le train !


Mais le piéton bordelais a ainsi découvert que le train de la ligne Bordeaux Sarlat… pouvait tomber en panne d’essence, juste au moment du départ !
Tous les passagers ont dû ressortir du train pour permettre à l’engin d’aller s’alimenter en gasoil. Cela a pris une demie heure (dans le silence de part et d’autre). C’est court par rapport à d’autres pannes plus longues si médiatisées, mais il est vrai que le trajet Bordeaux St Foy la Grande doit durer une heure… et des poussières.

Le piéton reprendra sa voiture dimanche prochain, car le retour avait aussi du retard…


Message envoyé par Michèle Alamo


Vous aussi, contactez le “Bordeaux des réclamations”, envoyez vos messages et vos photos à pieton@sudouest.com

Passerelle Eiffel en sursis, un sauvetage difficile

La passerelle Eiffel ne sera pas totalement détruite avant l’été. Bruno de Monvallier, le patron de Réseau ferré de France (RFF), l’a promis hier matin à Alain Juppé, maire de Bordeaux, Vincent Feltesse, président de la CUB, et à deux directeurs de service représentant le Département et la Région. RFF accorde aux collectivités locales un délai de réflexion supplémentaire de deux mois.


FORUM. Participez au débat : faut-il sauver la passerelle ? Quelles idées de reconversion ?

ALBUM-PHOTOS. Les images de la passerelle et des projets de reconversion possible !


« J’avais demandé à ce que l’on se réunisse au plus vite pour faire le point de ce dossier. RFF nous a donné jusqu’au 1er juillet pour étudier le dossier et se prononcer définitivement », explique Alain Juppé en confirmant la bonne nouvelle. Bonne car cela donne encore une petite chance de survie à la passerelle, ce qui n’était plus certain (notre édition d’hier), pas si prometteuse que ça si l’on y regarde de près car deux mois ne seront peut-être pas suffisant pour faire le tour du problème.
« Pour nous prononcer, poursuit Alain Juppé, il nous faut précisément savoir ce que cela peut nous coûter. Est-ce que c’est 7, 8 ou 10 millions d’euros ? Et pour quoi faire ? On ne peut pas décider comme ça. Aussi, avons- nous décidé de créer un groupe de travail. À charge de celui-ci de chiffrer l’opération, recenser et évaluer les projets et voir lequel il est possible de mener à terme. »
Avec Bruno de Monvallier, les élus et leurs représentants ont déjà listé les points à étudier. Deux sont à voir en urgence : la solidité de l’ouvrage une fois que ses deux extrémités seront coupées - pour permettre la mise en service du nouveau pont - et l’état de santé réel de la structure métallique.


Corrosion. Ce qui ne pourra se faire qu’avec une étude hydraulique et une expertise de toutes les parties du pont, notamment les éléments métalliques que l’on dit fortement attaqués par la corrosion. « Pour financer l’enquête hydraulique, ça ne devrait pas trop poser de problème. Elle a été évaluée 100 000 euros. À tous, nous devrions pouvoir trouver l’argent. L’ennui c’est qu’elle va durer six mois », note le maire. Autant dire que la décision de conserver la passerelle devra être prise avant que toutes les études soient terminées. Les collectivités locales sont-elles prêtes à aller aussi vite ?

Jean-Paul Vigneaud

Bordeaux Saint-Jean : passerelle Eiffel, dossier miné

a1-3416243.jpgL’association Sauvons la passerelle Eiffel tire le signal d’alarme. Selon elle, Réseau ferré de France (RFF) ne tient pas ses promesses, n’ayant rien fait pour freiner le processus de démolition

FORUM. Participez au débat : faut-il sauver la passerelle ? Quelles idées de reconversion ?


Les membres de l’association Sauvons la passerelle Eiffel sont furieux. Alors qu’ils pensaient avoir convaincu les responsables de Réseau ferré de France (le maître d’ouvrage) et les représentants des collectivités locales, ils découvrent que tout est remis en question. Le processus de démolition est en cours, la passerelle pourrait totalement disparaître avant l’été.
« On nous a trompés ! » lance, très en colère, Myriam Larnaudie-Eiffel, l’une des descendantes de l’illustre constructeur et porte-parole de l’association. « En me rendant ces derniers jours au pied du pont, dit-elle, j’ai appris par un cadre d’Eiffage que la démolition était toujours à l’ordre du jour et qu’il serait difficile de la stopper. Le matériel nécessaire dont d’immenses barges équipées de grues tout aussi énormes seraient déjà réservées pour procéder au découpage et démontage des éléments. »


Retour sur un accord. Une nouvelle surprenante au regard des conclusions de la réunion de travail qui a rassemblé, à l’automne dernier, les représentants de l’État, des élus bordelais (Alain Juppé en tête), les responsables de Réseau ferré de France, des experts et les chefs de file de Sauvons la passerelle.
Lors de cette réunion, Alain Juppé a proposé à RFF de conserver l’ouvrage, annoncé que la Ville mettait déjà deux millions d’euros sur la table pour une réhabilitation de l’ouvrage et qu’il pensait pouvoir obtenir le complément financier nécessaire auprès des autres collectivités locales. Huit à dix millions d’euros à réunir au total.
Bruno de Monvallier, directeur régional de RFF, avait accepté cette proposition.


Deux phases au lieu d’une. « Son engagement était clair et sans ambiguïté. Tous les présents peuvent en témoigner », précise Xavier Larnaudie-Eiffel, président de l’association. « RFF acceptait de revoir le calendrier des travaux de démolition. » Deux phases au lieu d’une. Une première au printemps 2008 : la démolition des deux extrémités de la passerelle pour permettre le raccordement des voies de part et d’autre du nouveau pont. Une seconde phase reportée de quelques mois le temps que les pro-passerelle réfléchissent sur sa réhabilitation et règlent la question financière.
« Ce report, note Xavier Larnaudie-Eiffel, ne posait aucun problème, si ce n’est l’obligation d’engager une étude pour voir comment la passerelle allait se comporter une fois détachée des rives. Selon Bruno de Monvallier, nous avions une bonne année devant nous. Or, le 8 avril, il nous a écrit qu’il n’était plus question d’attendre. Tout allait être démoli ! De son côté, le groupe Eiffage nous indique qu’il n’a jamais été question de revoir les phases des travaux. RFF n’a donc rien fait pour retarder la démolition. »
« Je n’ai pas changé de position », affirme Bruno de Monvallier. « J’ai effectivement dit que l’on pouvait reporter de quelques mois la destruction de la partie centrale du pont, mais pour que cela puisse se concrétiser, il me fallait absolument un engagement officiel des collectivités locales. Or, à ce jour, je n’ai rien reçu. Le contrat que nous avons passé avec le groupe Eiffage pour la destruction est donc toujours en vigueur et je ne peux absolument pas y mettre un terme. Imaginez un instant que les collectivités locales ne prennent pas en charge l’ouvrage, qu’est-ce que je fais ? »

« Eiffage TP exécute purement et simplement les instructions de son client RFF »


La démolition de la passerelle fait, en effet, partie du marché signé avec le groupement d’entreprises Eiffage. Ce marché comprenait la construction du nouveau pont et la suppression de l’ancien. 2,5 millions d’euros pour enlever la seule passerelle et la déposer en morceaux sur un terrain du port du Verdon.
Eiffage ne fait donc que respecter son contrat. Ce que Jean-François Roverato, PDG du groupement Eiffage à Paris, nous confirme par e-mail : « Dans cette affaire, Eiffage Travaux Publics exécute purement et simplement les instructions de son client RRF ». La phrase est courte mais en dit long. L’entreprise a une commande, elle ira jusqu’au bout et si RFF y met un terme, elle ne s’en sortira pas sans mal.
Ce qui noircit encore plus le tableau des inquiétudes. Bruno de Monvallier ne cache pas l’ampleur des obstacles : « Pour que je puisse intervenir et modifier le processus, il me faut deux engagements : que les collectivités prennent en charge l’ouvrage et qu’Eiffage ne porte pas réclamation pour non-respect du contrat. C’est beaucoup d’argent, je ne peux pas le jeter par les fenêtres. J’ai des comptes à rendre aux co-financeurs ».
Le premier engagement est possible, mais le second ?

Jean-Paul Vigneaud

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