… jeudi soir que les désormais fameuses trompes de chasse qui animent ce soir-là la place de la Bourse, à partir de 20 heures, sont restées à l’abri. Mauvais temps oblige. Du coup, les lices sont restées à la niche, les dix corps ont pu promener tranquillement leurs andouillers, l’hallali n’a pas eu lieu et la curée non plus. On plaisante…
… sous le charme de la place des Quinconces, qui prenait hier ses
couleurs d’automne. La foire aux plaisirs fait ses derniers réglages,
les feuilles n’oublient pas de tomber, les touristes américains ou
asiatiques profitent des dernières belles journées ensoleillées. Même
les allers et venues des trams et des bus, rythmés en cette fin de
journée, ne parvenaient pas à assombrir une atmosphère urbaine
particulièrement agréable. Pour ceux qui n’investissent pas en bourse.
… avec la rentrée des classes, le retour des embouteillages. La
circulation sur Bordeaux, devenue assez fluide ces dernières semaines, était en
effet bien encombrée mardi de 8 à 9 heures, et ne parlons pas d’hier soir,
entre 17h30 et 19 heures : les quais étaient saturés ; il fallait compter 35
minutes pour rejoindre la place de la Bourse depuis le quai de Bacalan… Une
raison de plus de regretter l’été !
article mis à jour vendredi 25 juillet A déplacement exceptionnel,
mesures de sécurité exceptionnelles. À l’occasion de la tenue,
vendredi, du sommet de l’Union européenne avec la République d’Afrique
du Sud, les services de l’État ont dû s’organiser pour accueillir les
délégations et prévoir les coulisses de cette venue médiatisée. « Cela
braque les projecteurs internationaux sur Bordeaux et son centre
historique », se félicite le préfet Francis Idrac, depuis le salon doré
de sa résidence de la rue Vital-Carles, où se tiendra l’entretien privé
entre les deux présidents. «
Cela permet de mettre la ville et son patrimoine à l’honneur »,
ajoute-t-il, conscient des perturbations que le sommet va occasionner
pour les automobilistes, usagers des transports en commun et piétons
bordelais. « Mais une demi-journée est bien peu de chose comparée à la
venue de chefs d’État », relativise-t-il.
Programme. Le maire Alain Juppé accueillera le
président de la République,
vers 10 heures, à la résidence préfectorale. Après leur séance de travail,
Nicolas Sarkozy et Thabo Mbeki, ainsi que le président de la commission
européenne, José Manuel Barroso, animeront une conférence de presse au palais
de la Bourse,
avant d’aller déjeuner dans le quartier des Grands-Hommes. À chaque fois, des
déviations seront mises en place pour les automobilistes distraits ou qui
seraient passés au travers les mailles de l’information. Même le miroir d’eau
sera inaccessible. Les personnalités y feront peut-être quelques pas.
Voitures. Une partie du cours
Clemenceau et des quais seront fermés. Cela rendra la circulation compliquée,
même si des déviations ont été mises en place. Il sera aussi difficile de se
garer, beaucoup de rues étant interdites au stationnement jusqu’en début
d’après-midi. On ne pourra non plus, ni entrer, ni sortir des parkings des
Grands-Hommes et de la place de la
Bourse, et ce jusqu’à 15h30.
Transports en
commun.
L’ensemble du réseau pourra connaître des arrêts ponctuels en fonction du
passage du cortège officiel. Sur la ligne B, l’arrêt Gambetta ne sera pas
desservi jusqu’à 8 heures, et de 8 heures à 13 h 30, le passage du tram sera
interrompu entre Musée d’Aquitaine et Quinconces. Enfin, la ligne C ne circulera
pas entre les stations gare Saint-Jean et Quinconces, de 10 heures à 14 h 30.
Des navettes de substitution circuleront à la place des lignes bloquées. Quant
aux bus, la situation est normale, sauf pour les lignes 4, 15, 51 et 53, dont
les terminus seront modifiés. Plus d’infos sur www.tbc.com
Piétons. Beaucoup de rues sont
fermées aux piétons pendant une partie de la journée. Autour de la rue
Vital-Carles (de 5 heures à 13 heures), entre le cours Georges-Clemenceau et la
place des Grands-Hommes (de 11 heures à 15 h 30), et autour de la place de la Bourse (de 10 heures à 14
heures). Les barrages seront installés entre 5 heures et 11 heures le matin, et
prendront fin en début d’après-midi, au plus tard vers 16 heures. Mais la rue
Sainte-Catherine, la place de la
Victoire, la place Gambetta et la majeure partie des quais
seront accessibles normalement, tout au long de la journée.
Parkings. Deux parcs de
stationnement sont situés sur les zones de restrictions de circulation, aux
Grands-Hommes et place de la
Bourse. En accord avec le gestionnaire, le premier étage
devrait être neutralisé dès aujourd’hui « de manière à éviter le stationnement
de véhicules sangsues », résume le préfet Idrac. L’accès sera maintenu jusqu’à
jeudi pour les abonnés. Aucune entrée ou sortie ne sera autorisée vendredi
jusqu’à la levée du dispositif vers 15 h 30.
Badges d’accès. Près de 300 riverains
de la rue Vital-Carles ont été contactés directement par les services de police
ces dernières semaines. D’ici à jeudi soir, ils recevront en main propre un
badge d’accès dont ils devront se munir, avec une carte d’identité pour
circuler sur cet axe filtré.
Rendez-vous. Si vous devez rencontrer quelqu’un
(médecin, avocat ou banquier) dans l’un des périmètres sécurisés,
présentez-vous aux points de contrôle avec votre carte d’identité. Un
fonctionnaire vérifiera l’existence du rendez-vous et délivrera le cas échéant
un laisser-passer.
Commerces.
Faute de clients pouvant parvenir jusqu’à eux, les commerçants d’une
partie de la rue Vital-Carles devraient garder leur rideau baissé
vendredi matin. D’autres, de la rue Montesquieu, pourraient caler leurs
horaires sur ceux du dispositif de sécurité.
En cas d’urgence.
Des cabinets médicaux et d’avocats sont situés sur les axes filtrés ou
interdits. En cas d’urgence, et seulement en cas d’urgence, pour une
consultation médicale ou un entretien avec un conseil juridique, il
sera possible, en présentant une carte d’identité, d’obtenir un
laisser-passer. Un fonctionnaire de police prendra alors contact avec
l’avocat ou le médecin pour vérifier la réalité d’un rendez-vous.
Fourrière.
Une signalisation interdisant le stationnement sur les zones délimitées
est déjà en place depuis le début de la semaine. Pour les étourdis ou
les personnes absentes car déjà parties en vacances, une seule
direction : la fourrière et une remise rue Abadie, rive droite.
Récupération des voitures le lundi et stockage annoncé comme gratuit.
Ordures ménagères.
Dans les périmètres délimités, une collecte des ordures ménagères sera
effectuée demain, entre 20 heures et 22 heures. Tous les bacs devront
être rentrés avant 23 heures et être gardés à l’intérieur des immeubles
toute la journée de vendredi, sans quoi ils seront enlevés.
600 policiers.
L’événement mobilise quelque 600 policiers, puisés dans les effectifs
départementaux, parmi les élèves gardiens de la paix de Périgueux. Ils
recevront l’appui du Groupe d’intervention de la police nationale
(GIPN) et des services de sécurité sud-africains. En
lien avec la police muni-cipale, les policiers seront postés aux
déviations, contrôleront les badges et identités des piétons, seront
presque derrière chaque barrière pour éviter toute trouée invasive dans
le dispositif. Un travail de préparation de longue haleine sur lequel,
par souci de sécurité, ils ne peuvent communiquer.
La Fête du vin a vu défiler entre 400000 et 450000 personnes sur les quais en seulement quatre jours. Le point sur l’organisation de cet évènement : et vous, qu’en pensez-vous ? Que retenez-vous de cette édition ? (laissez un commentaire sous cet article)
Les plus :
- Un site magique. Entre fleuve et façade
XVIIIe, le site est magique. - Un théâtre naturel. La place du palais de la Bourse est un magnifique
décor pour l’organisation de soirées exceptionnelles. Comme cette
année. - Au milieu des
jardins. On se sent moins en ville. Surtout avec ces jardins où l’on peut
s’allonger, voire pique-niquer. Plus agréable, plus sympa. - Tout est sur place. Comme tout se
déroule sur le même site (dégustations et animations), on n’a plus besoin de se
déplacer pour aller d’un lieu à l’autre. Pour les feux d’artifice par
exemple. - Palais de la
Bourse. Pour les réceptions et dîners officiels, le palais de la Bourse devient
« le grand salon » de la fête. Ce qui permet de faire du « réceptif » haut de
gamme. - Plus grands. La
surface offerte par les quais est bien plus grande que la place des Quinconces.
La foule de cette année n’aurait jamais pu être accueillie ailleurs. - Plus propre. Pas de poussière. Le
sol des quais étant pavé ou bétonné.
Les moins :
- Trop étroit. Au niveau du palais de la Bourse, les quais
sont bien trop étroits. - Trop long. La Route des Vins est longue, ce qui fait que l’on a du mal à
tout voir et tout faire. La visite est, de ce fait, plus fatigante
aussi. - Pas facile de
s’y trouver. Vu la longueur du site, il est difficile de trouver le pavillon que
l’on cherche. - Moins
esprit village. Le fait que tout soit étalé, cela a fait disparaître l’aspect
village avec sa place centrale et ses maisons tout autour. - Les quais paralysés. Le montage
et le démontage de la fête sont un peu perturbants. Les quais sont encombrés
pendant trois semaines environ. Ce qui ne permet pas aux Bordelais et touristes
de bénéficier totalement du site.
A lire aussi sur www.sudouest.com : “Rendez-vous dans deux ans !”
… après avoir levé le nez en l’air, sur les quais…
Une tuile dépasse du toit de l’immeuble à l’angle de la
rue Ferrère et du quai Louis XVIII et deux autres sont prêtes à glisser… Enquête faite, malgré plusieurs
démarches entreprises par des occupants de la Bourse Maritime tant auprès des
agences qui commercialisaient (il y a déjà quelque temps) les appartements de
l’immeuble, que, récemment, auprès des membres du personnel de la brasserie du pied du bâtiment, rien n’a été fait pour remédier à cette situation dangereuse,
pouvant éventuellement engager la responsabilité du propriétaire dont l’identité
n’est pas connue.
… s’étonne encore
de découvrir le miroir d’eau transformé en pataugeoire publique où se
mélangent des jeunes qui jouent au foot, des gens qui roulent en
fauteuil roulant, skate ou roller, d’autres pieds nus, des bébés à
quatre pattes, tout ceci sans le moindre début de réglement. Étonnement
partagé par un groupe de touristes accompagné d’un guide commentant la
beauté du miroir d’eau où se reflète le palais de la bourse. Voyant que
rien de se reflétait, les touristes n’ont pas tardé à tourner les
talons.