… de cet autre bipède qui, hier matin, alors que des trombes
d’eau s’abattaient sur la ville, poursuivait imperturbable sa mise en
forme matinale dans les rues du centre-ville. En tee-shirt et en short
de jogging, ruisselant de pluie et de sueur, l’homme a maintenu sa
course au rythme intense entre les piétons engoncés dans leur
imperméable ou protégés sous leur parapluie.
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… la constance des garde-barrières postés aux carrefours, lors des
dimanches sans voitures, pour dissuader les automobilistes de pénétrer
dans le centre-ville . Non seulement il leur faut expliquer 25 fois le
périmètre et les astuces pour le contourner mais encore tenir bon sous
le crachin sans forcément avoir droit à un abri.
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… dans la cour de la mairie de Bordeaux samedi, sous un soleil
d’automne fort agréable. Malheureusement, les grilles du parc étaient
fermées à clé. Les nombreux touristes et promeneurs du samedi n’ont
donc pas pu profiter de cet écrin de verdure en plein centre-ville. Une
élue a expliqué : «Le samedi, lorsqu’il n’y a pas de mariage, on ferme
les grilles.»Les portes se sont finalement ouvertes à 18h30,
pour la remise des prix du festival Icronos. Mais le soleil était déjÃ
bien bas…
Il n’y a plus qu’à souhaiter que des mariages soient célébrés tous les samedis à la mairie de Bordeaux…
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… à un tête-à -tête inhabituel mardi midi en centre-ville. Inhabituel, et
humain.
Un homme, d’une cinquantaine d’années, a l’habitude de faire la manche tous les
jours, au même endroit. Il attend, debout, un panneau à la main. Ce jour-là sur
son bout de trottoir, il y a une jeune fille qui discute avec lui, les bras
croisés et le sourire aux lèvres.
Ils discutent de tout et de rien, elle, adossée à une voiture et lui debout, comme Ã
son habitude. Pourquoi est-elle là ? Parce qu’elle est arrivée en avance à un
rendez-vous, et s’est arrêtée, en toute simplicité. Un face à face entre deux
mondes ? Plutôt une rencontre entre deux personnes, un dialogue.
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… que les déplacements doux ne limitent pas la consommation à outrance. Le Bipède
a ainsi croisé un couple partageant le même vélo et sans aucun doute la même
passion pour les soldes.
Dans ce duo amoureux et dépensier, le jeune homme était
aux commandes de la bicyclette. Sa compagne était quant à elle installée de
façon fort peu confortable sur le guidon de l’engin. Le déplacement périlleux du
couple était quant à lui rendu encore plus délicat par la masse de sacs floqués
des noms de grands magasins du centre-ville que transportaient les deux
tourtereaux. Le Piéton doute que le couple, ainsi juché sur un engin surchargé
de paquets, ait réussi à rentrer sans encombre à son domicile.
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… qu’un paquet de boutiques avaient tiré le rideau hier. Pourtant, le mardi n’a
rien a priori d’un jour férié, mais il fallait se préparer aux soldes. Même la
boulangerie qui fait l’angle de la rue des Trois-Conils et de la rue de Cheverus
a fermé plus tôt que d’habitude, à 19 heures, pour tout nettoyer avant la ruée
attendue aujourd’hui?
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… de voir, l’après-midi, la place de la
République investie par les pétanqueurs, comme dans un village
provençal. Voilà au moins un lieu de rencontre qui a survécu Ã
l’aménagement urbain, contrairement à la place Paul-Doumer, où les
boulistes ont eu longtemps leurs habitudes. Tant que le centre-ville
sera animé de scènes de genre comme celle-là , Bordeaux restera humaine,
donc vivable.
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