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Un BLOG de la Rédaction
du Journal SUD OUEST

Le Piéton de Bordeaux
infos, bons plans, coups de gueule et coups de coeur

Le Piéton de Bordeaux apprécie…

… peu les travaux rue Sainte-Catherine. Ainsi, hier matin, affublé d’une poussette avec bébé, il sort de son immeuble.

Au ras de la porte : trou béant sans passerelle à l’horizon. Croyez-vous qu’un des ouvriers se serait arrêté de bosser pour aider femme et enfant dans la panade. Que nenni ! Aujourd’hui, le piéton sait d’ores et déjà qu’il franchira son huis sans talons, chaussures caterpillar et casque vissé sur la tête. Ainsi attifé, il aura peut-être la chance d’être salué (voire aidé) par ces messieurs du chantier.

Le Piéton de Bordeaux a pu mesurer…

… encore une fois, la difficulté qu’il y a à se déplacer en ville quand on est en fauteuil roulant. Il a croisé hier en début d’après-midi un handicapé qui remontait la piste cyclable d’une partie du cours Balguerie-Stuttenberg, à contre-courant des voitures passant le long de cette même piste. Très dangereux, non ? « Oui mais comment faire autrement ? Le trottoir est inaccessible à cause du chantier des Archives », a expliqué le jeune homme en fauteuil roulant. En effet…

Le Piéton de Bordeaux s’est emporté…

un peu vite contre un automobiliste qui, tournant place Rohan en direction du cours Alsace Lorraine, a manqué de l’écraser. Le chauffeur, blême, s’est excusé d’avoir perdu, alors qu’il arrivait à faible allure, le contrôle de son véhicule. C’est la précision apportée par un voisin qui a réconcilié le Bipède et l’automobiliste. Une fuite d’huile sur un chantier proche aurait rendu la chaussée glissante. Peu avant cet incident, une moto et un cycliste ayant également dérapé.

Dresde : pour garder le label, il leur faut un tunnel

La conclusion des experts tombe alors que les travaux de la construction du futur pont sont déjà engagés.

« Le rêve de garder le projet du pont et le titre de l’Unesco est parti en fumée » note, amer, Martin Dulig, chef du groupe parlementaire SPD pour la Saxe. Nombreux sont ceux qui pensent toutefois une solution encore possible. Les « pro-tunnel » bien sûr ! Ces derniers multiplient les démarches pour recueillir des signatures et obtenir l’arrêt des travaux du pont. Une manifestation a encore eu lieu lundi dernier.

Plusieurs représentants des partis politiques, plutôt de gauche (SPD, Verts, Die Linke), soutiennent l’option souterraine. Pour Winfried Hanisch, porte-parole de l’association favorable au tunnel, c’est la seule voie à suivre : « Dresde a besoin du titre de Patrimoine mondial !, dit-il. Ce n’est pas seulement une question d’honneur pour la ville, c’est une affaire de cœur. Ceux qui défendent le pont ne comprennent pas la dimension culturelle du sujet, ils ne s’intéressent pas aux monuments. La construction de cet ouvrage va être catastrophique pour la ville de Dresde. »
L’intéressé est d’autant plus déçu qu’il est facile, selon lui, de répondre aux souhaits de l’Unesco.
Actuellement le plan de construction propose qu’un tunnel qui passe déjà sous la colline mène sur le futur pont. « Il n’y a qu’à prolonger ce tunnel et le faire passer dessous ».


Un référendum à respecter. Ce que refusent les « pro-pont ». Hans-Joachim Brauns, leur chef de file, se réfère au référendum organisé en 2005 et au cours duquel la population s’est montrée favorable au projet. « On doit continuer de faire ce que les gens à Dresde ont souhaité », souligne-t-il. « L’Unesco savait parfaitement, ajoute-t-il, qu’on allait construire le pont, mais a été manipulée par les opposants. » Il n’apprécie donc pas le changement de position.
« Dresde est une ville vivante et non pas un musée, l’Unesco doit accepter cela. Et la vie continuera soit sans, soit avec l’Unesco. Il faut absolument tenir au projet initial. Un tunnel, c’est une utopie. Cela coûterait cent millions d’euros, ce n’est pas faisable ! »
C’est ce que pensaient les habitants de Dresde, c’est ce qu’ils ne pensent plus au demeurant. Plus que 40 000 d’entre eux auraient signé une pétition exigeant l’arrêt immédiat de la construction du pont.
Le conseil municipal est actuellement en train de vérifier la valeur de cette consultation et le 10 avril une réunion sera organisée pour faire le point. Un second référendum pourrait aussi avoir lieu.


Poursuivre le chantier. Les travaux ne s’arrêtent pas pour autant. Doris Schmidt-Krech du Service d’urbanisme de la ville de Dresde explique le pourquoi : l’obligation de suivre les conclusions du 1er référendum et des engagements pris après vote.
« On n’a pas le choix, dit-il, il faut poursuivre le chantier. Tout pourait devenir encore plus compliqué avec des plaintes qui pourraient tomber. En ce moment, personne ne peut prévoir le temps que cela va prendre jusqu’à ce que la situation s’éclaircice et personne ne peut calculer les frais, ni pour l’arrêt de construction, ni pour un tunnel. »

Nina Pauer

Le Piéton de Bordeaux n’en peut plus…

… Alors il lance un cri d’alarme !

Hier après-midi, une jeune personne désireuse de faire ses emplettes rue Sainte-Catherine, s’est garée rue de la Merci, pile devant les travaux. Sans même réaliser qu’elle bloquait les ouvriers sur le chantier qui ne pouvaient plus sortir et les riverains, puisqu’elle était stationnée devant deux garages.

Ces derniers ont ainsi attendu, avec aussi toute une troupe de piétons pressés, une heure, que la jeune dame qui avait mis les warnings sur son véhicule veuille bien en finir avec ses courses. A son retour, il y a eu quelques éclats de voix. La police municipale a verbalisé. Mais elle est quand même partie avec le sourire… Qu’elle avait joli, ça aide…

Le Piéton de Bordeaux a été ébloui…

hier matin, à 7h30, cours Alsace et Lorraine par un authentique geste de solidarité.

Un jeune homme courait à perdre haleine sur la voie de circulation, en direction de la station du tramway. Lorsque le camion de chantier qui le suivait l’a fait ranger sur le côté pour lui proposer de s’accrocher à la portière. Soit son colis fixé, le véhicule a accéléré plein pot pour le déposer au pied du tramway en partance. Les passagers, debout, se sont retenus d’applaudir. Ce sont ces grandes scènes de western qui nous réconcilient avec l’espèce urbaine.

Trottoir trop étroit

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Voici une photo prise devant le chantier rue Edmond Michelet devant la poste de Mériadeck. 

Comme vous pouvez imaginer, je suis ravi que l’on m’ait donné l’occasion de marcher sur un trottoir aussi large (voir zoom du panneau), surtout avec ma fille en poussette. Vachement pratique !

Photo et message envoyés par Scott Gilmour

Vous aussi, contactez le “Bordeaux des réclamations”, envoyez vos messages et vos photos à pieton@sudouest.com

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