Article publié le 27 mars 2008
Les
sondages géotechniques viennent de débuter dans le lit de la Garonne. La
société GTM-Vinci, chargée de la réalisation du futur pont
réunissant les quartiers de Bacalan et de La Bastide,
à Bordeaux, a lancé l’opération avec deux entreprises sous-traitantes. Ces
forages « carottés » ou « pressiométriques » atteindront une profondeur de 40 Ã
65 mètres,
à l’emplacement des futures piles du pont . Ils sont
effectués à partir d’une plate-forme ancrée au milieu du fleuve. La durée de
ces travaux, indispensables aux études détaillées qui vont suivre, sera de deux
mois.
«
Nous avions effectué un premier sondage voilà six ans, explique Olivier Bonnot,
ingénieur chez GTM. Aujourd’hui, ce sont des sondages complémentaires. Nous
ferons dix essais sur quatre zones, avec deux ou trois essais par zone. Ensuite
les carottages iront au laboratoire afin de déterminer les caractéristiques du
sol. Nous nous intéressons aux fondations ; beaucoup d’études suivront. » Le
tout sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté
urbaine de Bordeaux.
Un
pont pour tous. Rappelons que ce pont
levant présentera une largeur de 43 mètres,
pour 500 mètres
de longueur nécessaire à la traversée de la Garonne. Sa
largeur se justifie par le projet d’y inscrire une double voie dans chaque sens
pour les véhicules, plus deux voies pour le transport en commun en site propre,
bus ou tramway. Sur la partie extérieure, des pistes cyclables et voies
piétonnes.
En
position basse, le pont se trouvera à peine plus haut que
le pont de pierre, distant d’un kilomètre et demi en
amont, en position haute à 87 mètres,
à hauteur du pont d’Aquitaine. C’est la partie centrale,
de 150 mètres
qui se lèvera selon un système d’ascenseur afin de laisser passer les bateaux.
Le
recours. Une fois les études terminées, la construction proprement dite durera
trois ou quatre ans. Cet ouvrage s’inscrit au droit de la rue
Lucien-Faure, côté Bacalan . Il devrait déboucher
boulevard André-Ricard pour rejoindre le boulevard Joliot-Curie à l’arrière de La Benauge,
vers le pont Saint-Jean, bouclant ainsi les boulevards.
Une voie plus légère est aussi en réflexion vers la Benauge,
avec transports en commun.
Reste
qu’un « front uni » d’associations d’opposants a introduit un recours auprès du
tribunal administratif. Non comptés quelques atermoiements relatifs à cet
ouvrage du côté des services de l’Unesco.
Patrick Faure
Partagez le !