… dans la rue alors qu’il courait sous la pluie, par un homme qui faisait la manche, quémandant une pièce d’euro pour s’acheter un sandwich.
Dans la même rue, une femme avec son bébé se tenait au pied d’un distributeur de banque, quelques jeunes avec des chiens à la sortie d’une supérette, d’autres devant un cinéma, encore sous le porche de la cathédrale et, toujours les mêmes au feu rouge qui viennent taper à la vitre pour “une petite pièce”. La mendicité de rue progresse avec la crise économique. Jusqu’à quand ?
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… de cet autre bipède qui, hier matin, alors que des trombes
d’eau s’abattaient sur la ville, poursuivait imperturbable sa mise en
forme matinale dans les rues du centre-ville. En tee-shirt et en short
de jogging, ruisselant de pluie et de sueur, l’homme a maintenu sa
course au rythme intense entre les piétons engoncés dans leur
imperméable ou protégés sous leur parapluie.
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… d’une brève journée de soleil pour déambuler sur la promenade des quais
rive gauche.
Il a pu constater que les fortes pluies des derniers jours
avaient surchargé la Garonne de débris divers. Notamment une énorme
bille de bois qu’il ne ferait pas bon rencontrer à bord d’un frêle
esquif…
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… les pieds lorsqu’il circule sur la piste cyclable du cours Pasteur les
jours de pluie.
En fait, le piéton à bicyclette ne comprend pas
pourquoi cette piste est une vraie piscine lorsqu’il pleut. L’eau ne
s’écoule pas, et entre la Victoire et Pey-Berland, il a juste le temps
de se tremper des pieds jusqu’aux genoux. Du coup, pour éviter ça, il
circule comme la plupart de ses collègues sur la ligne de tram.
Interdit non ?
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… la constance des garde-barrières postés aux carrefours, lors des
dimanches sans voitures, pour dissuader les automobilistes de pénétrer
dans le centre-ville . Non seulement il leur faut expliquer 25 fois le
périmètre et les astuces pour le contourner mais encore tenir bon sous
le crachin sans forcément avoir droit à un abri.
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… que les imposants pots d’arbustes installés la place Camille-Jullian
sont transformés en cendriers géants. Présence de bancs publics, lieu
d’important passage, proximité des terrasses de café : les occasions
d’en griller une ne manquent pas et les fumeurs se débarrassent de
leurs mégots dans les pots, tapissant le pied des arbustes de filtres
et de résidus de nicotine.
Un tapis pollueur qui met entre deux et
trois ans pour se dégrader. On se consolera en rappelant que certains
pensent que la nicotine, bien macérée sous l’eau de pluie, joue un rôle
de puissant insecticide en faveur de la plante environnante.
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… son désespoir ! Avec le retour des pluies molles, la rue
Sainte-Catherine a retrouvé son aspect glissant et ultra-dangereux. Le
Piéton s’est cassé la figure et il n’est pas le seul. Les personnes
âgées ne se risquent plus à emprunter la fameuse rue piétonne.
Faudra-t-il attendre que les plaintes s’accumulent en même temps que
les fractures pour enfin trouver une solution efficace ?
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